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 Les enfants d'Eauprofonde : L'affaire Augustos Ombrargent.

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Nath
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MessageSujet: Les enfants d'Eauprofonde : L'affaire Augustos Ombrargent.   Dim 27 Mar - 0:44

La 17ème heure du jour sonne aux cloches des temples de la cité aquafondienne quand Meilil déboule comme une furie dans la cabane-débarras de son immeuble d'habitation. Tara et Farlinn qui jouent aux osselets sursautent, Imizaëlle manque de lâcher le livre qu'elle est en train de lire tandis que Goronn et Brann se lèvent comme un seul homme, prêts à en découdre avec l'impertinent que entre ainsi dans leur repaire sans prévenir. Les enfants se calment instantanément quand ils reconnaissent leur amie. Goronn de sa voix bourrue demande.

- Qu'est ce qui te prend d'arriver comme ça ? Tu voulais nous faire peur ?

Meilil secoue la tête tout en gardant un visage grave. Elle fait signe à ses amis de la suivre.

- Venez tous, le guet a trouvé près de la place du marché le corps d'Augustos Ombrargent, vite !

Les gamins ne se le font pas dire deux fois et emboitent aussitôt le pas de la petite génasi d'air. Les six enfants courent dans les ruelles pour gagner rapidement la place du marché. Ils s'arrêtent avant de l'atteindre et bifurquent dans une ruelle plus étroite qui serpente entre deux grosses bâtisses. Là, ils grimpent sur les tas de caisses de bois vides et de bric à brac en tout genre pour atteindre les rebords des fenêtre. Ils s'aident des pierres un peu décelées du mur pour poursuivre leur ascension et arriver sur le toit. S'aidant les uns les autres, ils se faufilent sur la gouttière, pour se retrouver au-dessus du lieu où Meilil a vu le corps de l'enfant mort.

Le coin de toit surplombe la place du marché et offre aux enfants une vue dégagée des environs. Tous se taisent et regardent, effarés, les hommes du guet qui empêchent les badauds d'approcher. Dans la ruelle qui débouche sur le place du marché, caché derrière un tas de vieilles tables cassées, gît le corps du petit Augustos Ombrargent. L'enfant de 10 ans fréquentait le même temple d'Oghma que le groupe des six et tous le connaissait. Les yeux du petit garçon sont grands ouverts et semblent fixer les enfants qui le regardent. Sa gorge a été tranchée et du sang coagulé a noirci toute sa tunique beige.

Meilil pousse un soupir de tristesse devant cette horrible scène. Elle ne connaissait pas beaucoup Augustos mais le trouvait gentil et assez timide. Imizaëlle retient avec difficulté un sanglot. Augustos et elle parlaient souvent ensemble de livres et de cartes. Ils avaient cet intérêt en commun. Tara et Farlinn détournent leur regard, gênés du regard fixe du mort braqué sur eux. Brann secoue la tête, effondré. Augustos était le grand copain de sa petite soeur Numestra et il sait combien la mort du petit garçon va lui faire du mal. Goronn serre les poings et gronde doucement sa colère contenue. Il ne connaissait que peu Augustos qui était trop frêle et trop timide pour jouer avec lui. Mais il savait l'enfant doux et ne comprend pas comment on a pu le tuer ainsi. Les six bambins sentent les larmes couler sur leurs joues.

Pendant ce temps, dans la ruelle, le sergent Alrinn Forgelame arrive sur les lieux du crime. Les enfants regardent approcher cet homme de 25 ans au regard gris clair et aux cheveux courts noir de jais. Il porte une petite barbe de quelques jours qui adoucit ses traits un peu durs. Sa cape brune volète derrière lui quand il vient à grands pas jusqu'au corps du petit malheureux. Goronn note qu'il porte un gourdin, une épée courte et une armure de cuir. Brann devine, quant à lui, une dague dans la botte droite du sergent. Alrinn fronce les sourcils et ses yeux étincellent de colère. Il lâche d'une voix grinçante.

- Par les dieux, qui a bien pu faire une telle chose ? Comment peut-on tuer un enfant de cette façon ?

Le sergent secoue la tête et lève les yeux comme pour interroger le ciel pour avoir une réponse. Il n'en obtient aucune mais remarque du coin de l’œil les six enfants en pleurs sur le toit. Il décide de faire comme s'il n'avait rien vu et commence à inspecter la zone du crime avec minutie. Imizaëlle, malgré son chagrin, note dans sa mémoire comment fait le policier pour mener son investigation. Sa façon de faire pourra l'aider, plus tard, quand elle cherchera des traces, des empreintes ou d'autres indices pour chercher quelque chose ou quelqu'un.
Discrètement, le sergent murmure à l'un de ses subalternes la présence des enfants et lui demande de les surveiller et de mettre des hommes sur le coup pour les suivre de loin et savoir où ils habitent. Il pourra ainsi les interroger plus tard, s'il en a besoin.

Après une bonne heure d'investigation, Alrinn fait signe à ses hommes qui amènent un brancard pour emporter le corps du petit garçon. Pudiquement, ils recouvrent le cadavre d'un drap avant de l'emporter en direction du temple de Kelemvor. Les enfants regardent le funeste cortège jusqu'à ce que ce dernier disparaisse au détour d'une rue. Alors seulement, ils se décident à bouger et redescendent prudemment de leur perchoir. Arrivés dans la ruelle, ils restent un instant immobiles, comme frappés de stupeur. Lentement, Goronn se remet à bouger, sortant avec difficulté de cet engourdissement qui l'a saisit. Il essuie les larmes qui ont coulées sur ses joues et donne un coup de coude à Brann pour le "réveiller". Le petit garçon fait la même chose aux autres avant de dire d'une voix triste.

- Allez, rentrons.

Les six bambins se mettent en route et regagnent leur immeuble sans s'apercevoir que les hommes du guet les suivent discrètement. Suivant les ordres du sergent Forgelame, deux hommes restent à surveiller l'entrée de l'immeuble tandis que les autres regagnent le QG du guet. Les enfants s'enferment dans leur cabane-débarras et se mettent à discuter ensemble pour partager les souvenirs qu'ils ont chacun du petit Augustos Ombrargent. Il est tard dans la soirée lorsque leurs parents, inquiets de ne pas les voir rentrés, viennent les chercher. Cette nuit-là, l'immeuble résonnent des cris des enfants dont les cauchemars sont remplis du regard vitreux d'un petit garçon assassiné.

A suivre... Smile

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Nath
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MessageSujet: Re: Les enfants d'Eauprofonde : L'affaire Augustos Ombrargent.   Dim 27 Mar - 15:07

Le lendemain, les enfants n'ont pas de leçons et peuvent profiter de toute la journée tranquillement. Dès la huitième heure du jour, ils se réunissent dans la cabane-débarras pour un conciliabule. Brann remarque aussitôt qu'ils ont tous les traits tirés, preuve que la nuit a été difficile pour chacun d'eux. Il prend la parole le premier.

- Il faut qu'on trouve celui qui a tué Augustos !

Un silence suit la déclaration du bambin. Tous le regardent avec des sentiments mitigés. Farlinn secoue la tête, effrayé.

- Qu'est ce que tu racontes ? Comment veux-tu qu'on le trouve ? Et puis c'est dangereux, on pourrait se faire tuer, nous-aussi.

Tara acquiesce aux propos de Farlinn.

- Farlinn a raison, Brann, nous ne sommes que des enfants. Que veux-tu que l'on fasse ? Celui qui a tué Augustos n'hésite pas occire les gens. S'il se rend compte que nous cherchons, il pourrait venir nous assassiner à notre tour.

Imizaëlle fronce le nez et regarde Farlinn et tara d'un air compatissant.

- Je comprend que vous ayez peur mais augustos était gentil. Il n'aurait jamais fait de mal à quelqu'un, lui. Il ne méritait pas d'être égorgé comme un animal. Le sergent que l'on a vu hier doit-être bien trop occupé par des affaires plus importantes pour s'intéresser vraiment à la mort d'un petit garçon.

Brann hoche la tête.

- Imi a raison. Si on ne s'en occupe pas, sa mort restera impunie.

Meilil hausse les épaules et regarde Brann d'un air interrogateur.

- Mais comment veux-tu t'y prendre au juste ? C'est facile à dire de vouloir trouver le criminel pour le livrer à la justice mais encore faut-il savoir comment faire.

Goronn prend la parole à son tour.

- On va se débrouiller, ne t'inquiète pas, on va y arriver. Quand à risquer quelque chose, on est six. L'union fait la force et même si c'est un grand, il ne fera pas le poids contre nous tous.

Les paroles de Goronn, pleines d'assurance, rassurent Farlinn et Tara. La petite halfeline demande alors.

- On commence par quoi ?

Tous se tournent vers Imizaëlle. L'enfant ouvre de grands yeux surpris.

- Quoi ? Pourquoi vous me regardez tous comme ça ?

Farlinn répond pour tous le monde.

- Ton oncle est chasseur de primes, non ? Tu apprends des choses pour savoir chercher les gens, pas vrai ?

L'enfant semi-elfe comprend et hoche la tête.

- Oui, c'est vrai mais je ne suis pas une experte.

Brann réplique aussitôt.

- Entre toi et Meilil qui apprend, elle, à être discrète et à savoir se cacher, on devrait arriver à quelque chose.

Goronn semble d'accord et ajoute.

- Bon, retournons dans la ruelle où est mort Augustos. C'est par là qu'il faut qu'on commence notre recherche.

Tous acquiescent et sortent de la cabane-débarras. Ils partent à travers les rues de la cité gagnant le lieu du crime, inconscients d'être suivis par les hommes du guet. Une fois arrivés, Goronn et Brann restent à surveiller les alentours tandis que Meilil et Imizaëlle tentent de trouver des indices. Tara et Farlinn restent dans un coin en silence et observe leurs amis. Les deux petites filles s'appliquent vraiment. Elles sont conscientes qu'il ne s'agit pas d'un jeu et qu'il faut être vigilantes pour ne pas passer à côté de quelque chose d'important. A bonne distance, l'un dans une ruelle d'où il peut les voir et l'autre sur les toits, les hommes du guet veillent sur les enfants.

Au bout de longues minutes de furetage, Meilil se redresse, hausse les épaules et écarte les bras en signe d'impuissance. La fillette ne trouve rien. Elle ne parle pas cependant pour ne pas déranger la concentration d'Imizaëlle qui continue à inspecter. Au bout de quelques minutes supplémentaires, la petite semi-elfe se redresse à son tour et revient vers ses amis. Meilil lui demande.

- Alors ? Tu as trouvé quelque chose ?

L'enfant acquiesce et fait signe pour qu'on la suive. Elle désigne sur le pavé des fragments de terre foncée.

- J'ai trouvé cette terre foncée sur les pavés. Il ne semble pas y avoir de terre de cette couleur dans les parages. On peut supposer qu'elle vient de sous les souliers de l'assassin.

Brann semble dépité.

- Ben on va pas aller bien loin avec ça...

Tandis qu'Imizaëlle pince les lèvres, vexée de la réflexion de son ami, Farlinn s'approche et lève le doigt avant de parler.

- Je peux peut-être faire quelque chose. Je connais un tour que m'a appris mon maître. Cela pourrait nous aider.

Tara pose la question que les autres se posent également.

- C'est quoi ton tour magique ?

Farlinn désigne les débris de terre foncée et explique.

- Cela me permet, en touchant la terre, de savoir s'il y en a de pareil autour. C'est vrai que ça va être long mais ça pourrait nous mener quelque part.

Goronn sourit et invite d'un geste de la main le petit gnome à passer à l'acte.

- En ce cas, ne perds pas plus de temps, vas-y Farlinn.

Le petit apprenti-magicien hoche la tête et fait quelques mouvements avec ses mains tout en murmurant des mots incompréhensibles. Il touche du doigt la terre et tourne la tête vers une direction. Petit à petit, Farlinn se déplace d'un endroit vers un autre dans la ruelle. Si la théorie d'Imizaëlle est la bonne, il suit la piste laissée par le meurtrier d'Augustos. Du haut du toit, l'homme du guet sourit lui aussi, impressionné par l'astuce des enfants autant qu'admiratif de leur ténacité à vouloir que justice soit rendue pour leur ami disparu si tragiquement.

A suivre...
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MessageSujet: Re: Les enfants d'Eauprofonde : L'affaire Augustos Ombrargent.   Mar 29 Mar - 10:04

L'avancée de Farlinn est lente mais assurée. Peu à peu, les enfants quittent les environs de la place du marché pour se retrouver dans des ruelles de plus en plus petites et discrètes. Imizaëlle montre les petites pellicules de terre foncée.

- Le meurtrier a voulu se montrer discret, vous voyez ? Il est passé par des petites ruelles pour éviter que trop de monde puisse le repérer.

Meilil approuve d'un hochement de tête le raisonnement de son amie.

- Oui, ça prouve qu'il savait ce qu'il allait faire.

Tara est surprise et demande.

- Ah bon ? Comment tu peux dire ça ?

La petite génasi d'air hausse les épaules.

- Parce que s'il avait agit sur un coup de tête ou dans la précipitation, il ne se serait pas donné la peine de passer par des coins cachés. Il serait passé par les rues normales. voilà pourquoi je dis qu'il savait ce qu'il allait faire et qu'il a voulu rester le plus "invisible" possible.

Goronn fronce le nez, sceptique.

- Je sais pas...Les abords du marché, c'est pas le lieu le plus discret pour éliminer quelqu'un.

Meilil pointe le doigt en l'air avant de dire.

- Non, mais c'est un lieu idéal si on veut brouiller les pistes. Il y a toujours plein de monde autour et sur la place du marché. Du coup, ça fait beaucoup de suspects et ça donne un travail monstre aux hommes du guet !

Brann acquiesce.

- Ça se tient ce que tu dis, Meilil.

Goronn hoche la tête également, convaincu par ce que vient de dire son amie.

- Oui, ça se tient.

Pendant que les autres discutent, l'homme du guet, en haut de son perchoir sur le toit, frotte sa barbe naissante. Voilà des gamins qui feraient de bonnes recrues pour le guet. Le petit groupe continue à se déplacer jusqu'à arriver dans un endroit du quartier à l'abandon. La rue qu'ils empruntent est bordée par des maisons vides entourées de jardins en friche. Les lieux devaient être agréables et paisibles avant d'être désertés. Dans la cité aquafondienne, ce genre de particularité se retrouve de temps à autre, permettant à des gens motivés de s'approprier les lieux et de les réhabiliter. La rue semble silencieuse comparée au reste de la ville. Les pavés sont jonchés de détritus et de déjections animales, la végétation a reprit ses droits et les herbes hautes ont envahies les jardins. Farlinn, toujours le nez au sol, fini par s'arrêter devant une maison. Il montre la terre plus sombre qu'ailleurs.

- Voilà, c'est ici que mène les traces de terre foncée que nous avons suivis.

Les enfants regardent tous la maison de pierre qui se dresse devant eux. Elle est entourée par un grand jardin remplit d'herbes hautes, de broussailles et de ronces. Le jardin est clôturé de fer forgé rouillé et les grilles de l'entrée sont ouvertes. Imizaëlle montre le liseron qui envahit les grilles.

- Regardez, le liseron est arraché. Quelqu'un est passé par ici il n'y a pas très longtemps.

Imizaëlle s'avance, dépasse Farlinn et regarde le sol. Elle plisse les yeux pour bien inspecter l'endroit avant de se redresser d'un coup en montrant quelque chose.

- Des empreintes ! Il y a des empreintes et elles sont bien visibles.

Meilil a un sourire.

- Ca prouve bien que tu as raison, Imi, et que quelqu'un est passé par ici, il y a peu.

Brann demande à la petite semi-elfe.

- Imi, les empreintes sont celles d'un grand ou d'un petit ?

La petite fille secoue la tête.

- Non, elles sont petites mais...Il y en a de deux sortes différentes.

Comme si l'enfant venait de dire que de l'or se trouvait par terre, les enfants s'agglutinent autour pour mieux voir le sol de l'entrée du jardin. Imizaëlle en profite pour faire voir aux autres ce qu'elle a vu.

- Vous voyez ? Il y a des empreintes de pieds avec des souliers et d'autres qui montrent que celui qui a marché là était pieds nus.

Goronn se redresse le premier avant de parler.

- Augustos ne marchait pas sans souliers. Mais les autres traces sont aussi petites que les siennes...Ça veut dire que d'autres enfants sont passés par ici ?

Tara prend la parole à son tour.

- D'autres enfants ou des adultes de petite taille comme des halfelins, des gnomes ou des nains.

Meilil fait une petite moue.

- Je vois mal des halfelins, des gnomes ou des nains marcher pieds nus dans un jardin avec des orties et des ronces en pagaille.

Brann lève le doigt avant de prendre la parole.

- En effet mais ça pourrait-être des kobolds ou des gobelins ?

Les enfants restent silencieux quelques secondes avant de reprendre leur discussion. Goronn est le premier à parler.

- Oui, ça expliquerait l'envie de rester discret en prenant des ruelles pour se montrer le moins possible.

Le petit semi-orque montre la maison d'un mouvement du menton.

- Allons voir ça de plus près !

A quelques mètres de là, les deux hommes du guet observent la scène et tiquent tous les deux. Voir les enfants suivre une piste est une chose mais qu'ils puissent se mettre en danger en entrant dans une demeure abandonnée dont ils ne savent rien en est une autre. Les deux hommes hésitent...

A suivre...
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Nath
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MessageSujet: Re: Les enfants d'Eauprofonde : L'affaire Augustos Ombrargent.   Sam 2 Avr - 23:56

Brann et Goronn s'apprêtent à passer en premier mais Meilil les arrête net.

- Attendez, mon oncle dit toujours que quand on agît en équipe on s'en sort mieux.

Brann hausse les épaules.

- ben justement, on est pas en équipe, là ?

Meilil lève les yeux au ciel avant de continuer.

- Ce que je veux dire c'est qu'il faut qu'on agisse comme une équipe. Chacun de nous est doué pour quelque chose, non ? Toi et Goronn vous êtes des guerriers-nés, Tara et Farlinn ont tous les deux des affinités avec la magie tandis qu'Imizaëlle et moi sommes plutôt adroites dans l'investigation ou la discrétion. Il faut qu'on utilise nos talents au mieux. Donc, si ce sont bien des kobolds ou des gobelins qui sont passés par ce jardin, ils l'ont peut-être piégé !

Le mot "piégé" fait tiquer les enfants. Brann et Goronn reculent d'un pas, méfiants. Tara et Farlinn font la grimace, soudain encore plus inquiets qu'il y a une minute. Seule Imizaëlle hoche la tête, approuvant les paroles sages de son amie. Elle avance, dépasse Brann et Goronn et se met à inspecter le chemin envahit de végétation devant elle. Tout en faisant cela, elle dit d'une voix assurée.

- Bon je m'occupe, avec Meilil, d'inspecter le chemin pour voir s'il y a des pièges.

Meilil vient la rejoindre et les deux petites filles se mettent quasiment le nez par terre pour vérifier chaque brindille qui traîne et chaque brin d'herbe. Doucement, elles avancent de quelques pas puis recommencent à inspecter caque recoin du chemin. Lorsqu'elles ont parcourues environ cinq mètres, Meilil tourne la tête vers le reste du petit groupe pour dire.

- Bon venez, suivez-nous mais restez à la même distance que maintenant. On ne sait jamais...

Le ton volontairement alarmiste de la petite génasi terrifie Tara et Farlinn qui se blottissent l'un contre l'autre en tremblant légèrement. Les deux plus craintifs de la bande de bambins se regardent mutuellement pour s'encourager en silence avant de bouger. Les enfants parcourent ainsi la vingtaine de mètres qui sépare la maison de la grille d'entrée du jardin. C'est en arrivant pratiquement aux pieds des marches du perron de la demeure abandonnée qu'Imizaëlle lève le bras pour faire comprendre à tous qu'elle a trouvé quelque chose de suspect. Là, à ras de terre, cachés par les herbes hautes, une série de 3 fils est tendue en travers du chemin. Ils sont distants de quelques centimètres les uns des autres, permettant ainsi de s'assurer que l'intrus qui passe par là se prenne immanquablement les pieds dedans.

- Attention, ne bougez plus, il y a des fils tendus à ras du sol. C'est un piège ! Meilil, viens m'aider, il faut remonter chaque côté des fils pour voir à quoi ça mène.

La petite génasi d'air acquiesce et part aussitôt à l'opposé de son amie. Les deux petites filles suivent les fils à travers les herbes hautes, repérant sans difficulté des traces de petits pieds nus dans la terre sombre du jardin qui sont passés par là pour tendre le piège. De chaque côté, les fils parcourent environ deux mètres au-delà du chemin et passent à travers un petit buisson de presque 1,70m de haut. En le contournant, les deux petites éclaireuses découvrent la même chose : un assemblage de pieux en bois et en fer auquel sont attachées 3 arbalètes chargées de carreaux. Le piège est simple mais redoutablement efficace. L'intrus qui si prend les pieds dans les fils déclenche les arbalètes et se prend 6 carreaux d'un coup. La substance visqueuse et verte qui recouvre chaque carreau laisse penser aux fillettes qu'il s'agit de poison.

Pendant ce temps, les hommes du guet s'approchent en silence, suivant au plus près les enfants, pour intervenir au moindre signe de soucis, ils ne se rendent pas compte du danger auquel sont en train de s'exposer les deux petites filles. Toutefois, les deux fillettes ont toutes les deux été à bonne école grâce à leurs oncles respectifs et savent combien le piège est mortel. Avec précaution, elles décrochent les fils reliés aux arbalètes avant de revenir l'une vers l'autre. Imizaëlle fait signe aux autres enfants de rester où ils sont et discute avec Meilil.

- Tu as décrochés les fils reliés aux arbalètes ?

La petite génasi d'air approuve d'un signe de tête avant de demander à son tour.

- Oui, et toi aussi, je suppose ?

Imizaëlle fait un clin d’œil complice à son amie.

- Tu supposes bien.

La petite semi-elfe fait signe au reste du groupe d'approcher avant d'expliquer ce qu'elles ont trouvées et ce qu'elles ont faits. Farlinn et Tara les félicitent tandis que les deux "guerriers" de la bande se contentent d'approuver d'un hochement de tête. Toutefois, le regard admiratif de Goronn et de Brann n'échappe pas aux deux petites filles qui bombent le torse de fierté. Les congratulations passées, les deux fillettes reprennent leur place d'éclaireuses et commencent l'inspection de la porte à moitié ouverte de l'entrée de la maison. Des ronces et des mauvaises herbes se sont installées sur le bois massif de la porte et grimpent jusqu'en haut du linteau. Mais à environ un mètre du sol, la végétation a été coupée pour permettre le passage de petites personnes. Imizaëlle et Meilil inspectent mais ne trouvent rien. Elles passent la porte et arrivent dans une pièce de belle taille envahie de toiles d'araignée, de terre, de ronces et de mauvaises herbes en tout genre. Sur le côté gauche de la pièce, le mur est occupé intégralement par une cheminée avec des bancs de pierre à l'intérieur. Des restes de meubles laissent deviner qu'il s'agissait de la cuisine de la maison.

Côté droit, Une cheminée plus petite occupe une partie du mur et fait face à une table bancale et à des bancs vermoulus. Près de la petite cheminée, les restes de fauteuils finissent de pourrir tandis qu'au fond de la pièce, en face de l'entrée, un petit couloir mène à un escalier. Le peu de lumière qui passe rend les lieux sombres et encore plus inquiétants. Les petites éclaireuses prennent le temps de fouiller la pièce avec minutie et le petit couloir avant que les autres ne les suivent. Pendant ce temps, les hommes du guet trouvent le piège et restent, une fois encore, impressionnés par cette petite bande de gamins aventureux. L'un des deux, dit à l'autre.

- On devrait les arrêter maintenant avant que l'un d'eux ne se blessent. C'est déjà un miracle que les petites ne se soient pas reçus un carreau empoisonné en pleine tête !

L'autre secoue la tête, un sourire en coin aux lèvres. Il lève le pouce face au ciel et réplique.

- Non, suivons-les de près et nous agirons si le besoin s'en fait sentir. Je veux voir ce qu'ils sont capables de faire.

Son comparse grimace, pas certain que l'idée soit judicieuse.

- C'est prendre un grand risque...S'il leur arrive quelque chose et que le capitaine apprend qu'on a rien fait pour l'empêcher...

L'autre sourit de plus belle.

- Il nous passera un savon, certes, mais prenons ce risque car je suis sûr que ces bambins n'ont pas fini de nous étonner, tu verras. Et puis, Tymora est avec eux, sinon comment expliques-tu qu'ils soient arrivés jusque là sans soucis, hmm ?

L'homme du guet connaissant la ferveur religieuse de son coéquipier joue sur cette corde sensible et fait bien car ce dernier sourit à son tour avant de dire.

- Tu as raison, Tymora leur sourit, c'est indéniable. Faisons confiance à la déesse et suivons-les !

Dans le petit couloir, les enfants avancent avec prudence. Imizaëlle et Meilil s'approchent de l'escalier mais ne voient rien d'inquiétant. La poussière sur les marches prouve aux deux fillettes que personne n'est passé par là depuis longtemps. Elles se dirigent alors vers la porte se trouvant sous l'escalier pour l'examiner attentivement. Il ne faut pas longtemps aux deux petites astucieuses pour découvrir un piège dissimulé dans la serrure. Le premier à toucher la poignée de porte et à l'actionner déclenche un petit mécanisme qui fait partir une aiguille. Cette dernière vient se planter alors dans la main de l'intrus et le poison qui la recouvre fait alors son effet meurtrier. Lentement, prenant bien soin de ne pas se trouver sur la trajectoire de l'aiguille, Meilil déclenche le piège. L'aiguille sort et vient cogner dans le mur d'en face. Le danger écarté, les fillettes relatent encore une fois à leurs amis ce qu'elles viennent de faire avant d'ouvrir prudemment la porte...

A suivre...
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MessageSujet: Re: Les enfants d'Eauprofonde : L'affaire Augustos Ombrargent.   Mar 19 Avr - 2:11

Les enfants descendent les marches avec prudence pour découvrir une cave de belle taille. Quelques lucarnes crasseuses au ras du sol diffusent une lumière tamisée qui permet d'y voir à peu près bien. Des restes d'étagères en bois finissent de pourrir sur le sol de pierre, des débris de terre cuite se mêlent à la poussière qui laisse apparaître des traces de pas. Meilil et Imizaëlle furètent pour s'assurer qu'aucun autre piège ne se cache dans les parages avant de suivre les traces qu'elles ont trouvées. Celles-ci les mènent jusqu'à l'un des murs de la cave, là où visiblement il n'y a aucune ouverture. Imizaëlle s'approche du mur et pose sa main sur les vieilles pierres qui le constitue. Elle sent une petite anfractuosité sous ses doigts et une sorte de petite bosse. Elle appuie dessus et une partie du mur se met à coulisser sur le côté, révélant un passage secret et un escalier qui descend.

Pendant que les filles cherchent l'entrée du passage, Brann et Goronn farfouillent dans la cave à la recherche de quelque chose pouvant leur servir d'arme. Il finissent par dénicher des morceaux de ferraille susceptibles de servir d'épées de fortune. Ainsi équipés, les enfants s'aventurent dans l'escalier en tentant d'être les plus silencieux possible. Les marches descendent jusqu'à un tunnel d'environ cinq ou six mètres de long. Le couloir de pierre s'arrête à une grille rouillée, entrouverte, donnant directement sur les égouts de la cité aquafondienne. Brann fait une moue dépité avant de dire.

- Magnifique, les égouts...Comment allons-nous continuer à suivre la piste de l'assassin d'Augustos ?

Imizaëlle le rassure en se penchant sur le sol nauséabond du passage.

- Ne t'inquiète pas, Brann, je vais bien regarder et Meilil va m'aider. A nous deux, on va bien réussir à la trouver cette piste !

Meilil fait une grimace dégoutée à l'idée d'être obligée de se tenir à quelques centimètres du sol fangeux à l'odeur pestilentielle. Mais réprimant un haut le cœur, elle se force à regarder pour trouver quelques indices. Pendant que les fillettes cherchent, Goronn et Brann surveillent les alentours. Tara et Farlinn se pincent le nez pour sentir le moins possible les odeurs qui les dérangent affreusement. S'il ne s'était pas s'agit d'Augustos, ils auraient déjà tournés les talons pour abandonner l'affaire. Mais la mort du petit garçon les touchent et surtout, ils ont peur de ce que pourrait penser d'eux leurs amis s'ils laissaient tomber. Imizaëlle, après un bon moment, trouve des empreintes de petits pieds sur un rebord de pierre. Elle fait signe à Meilil qui confirme la trouvaille de son amie. Elles ont retrouvées la piste du meurtrier.

Imizaëlle et Meilil devant, Tara et Farlinn au milieu et Brann et Goronn fermant la marche, les enfants se remettent en route et suivent la piste. Au bout d'une quinzaine de minutes à marcher dans le dédale des galeries des égouts de la cité, le petit groupe aboutit à une petite salle d'où partent trois autres tunnels. Les deux fillettes font aussitôt signe aux autres de s'accroupir et de rester silencieux. Elles montrent du doigt deux gobelins en train de se disputer un morceau de viande séchée. Goronn et Brann dépassent Tara et Farlinn pour mieux voir les deux gobelinoïdes. Imizaëlle chuchote à l'oreille de ses amis.

- Qu'est ce qu'on fait ?

Tara regarde les deux gobelins et répond tout bas.

- Moi, je pourrais faire s'endormir l'un des deux. Cela ne durera pas longtemps, surtout si on fait du bruit.

Brann sourit à la petite halfeline.

- C'est une bonne idée, Tara, ça va nous permettre de nous occuper de l'autre.

Farlinn renchérit.

- Et moi, je peux faire apparaître une balle et la lancer pour frapper le gobelin qui ne sera pas endormi.

Goronn tape amicalement l'épaule du gnome.

- Excellente idée aussi, Farlinn.

Brann montre l'un des deux gobelins.

- Bon, Tara, vises celui-là pour l'endormir pendant ce temps, Goronn et moi on va charger l'autre. Farlinn, tu le vises pendant qu'on lui fonce dessus. Prêt ?

Tara, Farlinn et Goronn hochent la tête pour faire comprendre qu'ils sont d'accord et prêts à agir. Imizaëlle et Meili se plaquent contre les parois pour ne pas gêner le passage de leurs amis lorsqu'ils vont charger. La petite halfeline se met à murmurer une incantation brève et fixe le gobelin que Brann lui a indiqué. Aussitôt, ce dernier se met à bailler et abandonne le morceau de viande séchée pour lequel il se chamaillait, l'instant d'avant, avec son comparse. L'autre, trop content de récupérer la prise, tourne le dos à son complice pour déchirer à belles dents le morceau de viande. Il ne voit pas son compagnon s'appuyer contre la paroi et se laisser glisser au sol, endormi. Au même moment, Farlinn, après une brève incantation murmurée, fait apparaître une balle en cuir qu'il lance sur le gobelin réveillé. Malheureusement, le petit gnome rate sa cible et sa balle vient heurter le mur juste à côté du gobelinoïde.

Aussitôt, leur adversaire éveillé se retourne vers eux, en sortant son épée courte. Il écarquille les yeux de stupeur en voyant Goronn et Brann lui foncer dessus avec leurs armes improvisées. Il pare sans difficulté l'attaque de l'enfant humain mais ne peux éviter celle du petit semi-orque. Le morceau de métal pénètre ses chairs au niveau de son flanc gauche, lui causant une douleur atroce. Il hurle et son cri réveille son acolyte en sursaut. Imizaëlle et Meilil ne restent pas sans rien faire et plongent leurs mains dans la fange à la recherche de quelque chose à lancer. Leurs petites mains se referment sur des morceaux de gravats qu'elles sortent vivement de là pour les lancer sur le gobelin qui vient de se réveiller.

Le tir des fillettes est imprécis et aucun des deux projectiles ne touchent sa cible. Le gobelin endormi secoue la tête pour effacer les derniers lambeaux du sortilège avant de se relever et de sortir son épée courte. Meilil peste contre sa maladresse et replonge les mains dans la fange, cherchant frénétiquement un autre projectile à lancer. Imizaëlle fait de même tandis que Farlinn incante à nouveau. Meilil demande d'une voix qui monte dans les aiguës par la peur.

- Tara, rendors-le !!

La petite halfeline secoue la tête en sanglotant d'impuissance autant que de frayeur.

- Je ne peux pas. Cela ne fonctionne que sur des gens pris au dépourvu. Ce n'est plus son cas...

La génasi d'air pousse un grognement de dépit. Le gobelin blessé change de cible et s'attaque à Goronn. Il tente une attaque sur le semi-orque, espérant le tuer du premier coup. Son coup n'est pas aussi virulent qu'il l'espérait et sa lame s'enfonce dans le bras droit de l'enfant qui se met à hurler sa douleur. Brann pousse un rugissement de colère et abat son arme sur lui pour venger son ami. Le gobelin pare l'attaque de justesse et glousse de plaisir, un sourire malveillant aux lèvres. Pendant ce temps, une balle réapparait dans la main de Farlinn qui la lance aussitôt sur le gobelin encore indemne. Une fois encore, l'enfant gnome rate son tir, plus doué en magie qu'en arme de jet. Tara, impuissante, ne sait pas quoi faire et en désespoir de cause, plonge elle-aussi ses mains dans la fange pour tenter de trouver quelque chose à lancer.

Goronn, malgré sa blessure, ne se démonte pas et continue le combat. Il feinte pour toucher son ennemi et réussit à passer outre sa défense. Le morceau de métal transperce le cou du gobelin, tranchant la carotide. Le gobelinoïde pose la main sur sur cou qui saigne à gros bouillon avant de s'effondrer sur le sol, mort. Tara, Meilil et Imizaëlle sortent des gravats qu'elles lancent aussitôt sur le gobelin encore vivant. Le projectile de Tara passe à un cheveu de la tête du gobelin mais ceux des deux autres fillettes atteignent leur cible. L'un des gravats l'atteint au visage et l'assomme à moitié tandis que l'autre se fracasse sur son bras droit. La douleur le fait crier de rage. Sans lui laisser le temps de récupérer, Brann et Goronn s'attaquent à lui. Cette fois, c'est l'arme improvisée de Brann qui atteint le gobelin en plein ventre et le transperce de part en part. Celle de Goronn ne fait qu'érafler le flanc gauche de leur adversaire.

Farlinn dans son coin réussit à appeler une fois encore une balle qu'il lance avec fureur sur sa cible. Cette dernière, enfin, file droit sur la tête du gobelin et lui fracasse l’œil. La blessure couplée à celle qu'il vient de recevoir de Brann suffit à le tuer. Il glisse sur le sol, inerte pour l'éternité. Brann et Goronn poussent un cri de joie tandis que les autres restent figés par le choc de ce qu'ils viennent de vivre. Meilil, un fois remise de ses émotions vient fouiller les corps des deux gobelins. Sur l'un des deux, elle trouve une grosse clé rouillée qu'elle montre aux autres.

- Cette clé doit sûrement ouvrir la voie qui mène à leur repaire. Ils semblaient monter la garde, ça doit vouloir dire que le passage ne doit pas être bien loin. Tâchons de le trouver !

Pendant ce temps, les hommes du guet pestent autant qu'ils le peuvent, perdus dans les méandres des égouts. Ils se figent un instant quand ils entendent les cris et les bruits du combat mais comment trouver le bon tunnel quand le bruit ne cesse de se répercuter sur les parois alentours ? Ils foncent, reviennent en arrière, repassent au même endroit sans trouver le lieu où se trouve les enfants. La peur les saisit à l'idée du danger auquel les enfants sont en train de s'exposer. Redoublant de détermination, ils continuent à chercher le bon passage.

A suivre...
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Nath
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MessageSujet: Re: Les enfants d'Eauprofonde : L'affaire Augustos Ombrargent.   Mer 20 Avr - 1:32

Tara s'approche de Goronn et lui prend le bras droit. Elle pose sa main sur la plaie et murmure une prière à Cyrrollalie en fermant les yeux. Une lueur bleutée illumine la main de la petite fille et répand une douce sensation apaisante sur la douleur cuisante venant de la blessure. Petit à petit, la plaie cesse de saigner et se cicatrise. La petite halfeline rouvre les yeux et regarde, émerveillée, les bienfaits de la bonté divine qu'elle a appelé pour son ami. Elle chuchote pour elle-même.

- Louée soit Cyrrollalie !

Brann vient tapoter l'épaule de Farlinn tout en lui souriant.

- Bravon Farlinn, tu as été très bien.

Le petit gnome hausse les épaules, dépité.

- Tu parles, j'ai raté tout mes tirs sauf le dernier !

Brann secoue la tête et saisit le menton de son ami pour le forcer à le regarder.

- Tu as tord de te dévaloriser. tu as été formidable en invoquant je ne sais pas combien de ces balles. Bon d'accord, tu as encore du travail à faire pour apprendre à tirer mais c'est une bonne leçon. Au moins tu as appris qu'un peu d'entraînement au lancer ne te fera pas de mal. Je suis impressionné !

L'enfant gnome fixe les yeux de son ami humain et n'y voit aucune moquerie. L'admiration qu'il entend dans la voix de Brann se lit aussi dans son regard et cela lui gonfle le cœur de reconnaissance. Il sourit à son tour, heureux de se rendre compte qu'il n'est pas si inutile qu'il le pensait. Les enfants cherchent dans les tunnels pour trouver des indices qui les conduiraient au repaire des gobelins. Finalement, c'est Imizaëlle qui trouve des empreintes de petits pieds et les montre aux autres. La piste retrouvée, le petit groupe se remet en marche et suit les traces en silence. Au bout d'une cinquantaine de mètres, le tunnel continue tout droit mais une porte en métal ferme un accès sur le côté droit. Les deux petites éclaireuses inspectent méticuleusement la serrure et repairent un piège à aiguille. Elle le désamorce sans trop de soucis avant de tester la clé récupérée sur l'un des deux gobelins. Le déclic qui suit ouvre la porte métallique au grand plaisir des enfants.

Un escalier de pierre descend sur une vingtaine de mètres et amène à une grande salle. De là où ils sont, les enfants voient au fond de la salle quatre huttes confectionnées en tissus déchirés et bout de bois de récupération encerclent un grand feu de camp. Des monticules d'immondices et d'excréments venant certainement des gens qui vivent là cohabitent avec des fils tendus où sèchent des vêtements miteux. Deux gobelins sont assis autour du feu et jouent aux osselets pendant que deux autres, plus loin, sont en train de faire l'inventaire d'un sac à dos de bonne facture, certainement volé. L'un des deux voleurs qui fouille le sac à dos est mieux habillé que les autres. Il porte une armure de cuir clouté et porte une épée courte de belle facture. Pour les enfants, pas de doute, c'est le chef de cette bande de brigands. Les enfants reculent un peu pour discuter rapidement entre eux. Brann prend la parole le premier.

- Tara, peux-tu tenter d'endormir les deux gobelins qui jouent aux osselets ?

La petite halfeline hoche la tête mais lève le doigt en l'air.

- Oui, je peux mais pas les deux en même temps. Il me faudra quelques instants avant de pouvoir endormir le second et s'il y a trop de bruit, ils se réveilleront. vous avez bien vu tout à l'heure.

Brann acquiesce.

- Oui, on a vu, rassures-toi mais regardes, les deux qui jouent ne sont pas à côté des deux autres qui fouillent le sac. Avec un peu de chance, ils ne se réveilleront pas tout de suite. Farlinn, tu seras chargé de surveiller, avec Tara, les deux endormis pendant qu'on s'occupera des deux autres. S'ils se réveillent, prévenez-nous pour qu'on ne soit pas pris au dépourvu. D'accord ?

Farlinn, fort du compliment que lui a fait Brann il y a peu, approuve d'un hochement de tête sans se poser plus de questions que cela. Tara fronce les nez, moins enthousiaste.

- Ils sont quatre, Brann, et l'un d'eux est le chef et doit être plus fort que les autres. Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée de nous attaqués à eux.

Brann montre à la petite halfeline l'épée courte qu'il tient dans sa main et montre celle que Goronn a récupéré, lui aussi, sur les deux gobelins qu'ils ont tués.Il montre ensuite les morceaux de métal rouillé qu'Imizaëlle et Meilil ont prit pour s'armer à leur tour.

- Nous sommes 4 à être armés, Tara, ne t'inquiète pas et puis...N'as-tu pas vu que ta déesse était avec nous ? Sinon tu n'aurais pas pu soigner Goronn.

La petite fille ouvre la bouche pour protester mais la referme aussitôt. La mention de sa déesse lui rappelle qu'en effet, elle n'aurait rien pu faire sans elle.

°° Il a raison,  Cyrrollalie est avec nous. Alors, je ne dois pas douter... °°

- Tu as raison, je te suis !

Brann sourit et poursuit.

- Bien, pendant que Tara et Farlinn s'occuperont des deux joueurs d'osselets, nous quatre on va prendre les deux autres par surprise. Meilil et moi on passe sur le côté droit et Goronn et Imizaëlle, vous passez du côté gauche. Les huttes vont nous aider à nous cacher pour approcher sans être vu et paf, on leur tombe dessus. Ça vous va ?

Les enfants approuvent ce plan et sans attendre le mettent à exécution. Avec prudence, ils descendent les quelques marches et se séparent dans la vaste pièce. Tara et Farlinn s'approchent des deux gobelins qui jouent aux osselets en longeant une des huttes. La petite halfeline se concentre et murmure en fixant l'un des deux joueurs. Le gobelin visé se met à bailler et s'étend sur le sol pour s'endormir aussitôt. Pour tenter de détourner l'attention du second joueur, Farlinn saisit un petit caillou et le lance. Le stratagème fonctionne à merveille. Le gobelin tourne la tête vers le petit bruit que fait la petite pierre en tombant sur le sol et ne voit pas son compère s'allonger et s'endormir. Tara ne se déconcentre pas et fixe le second gobelin, murmurant à nouveau. Le brigand se tourne vers son complice et ouvre de grands yeux étonnés en le voyant allongé sur le sol. Sa main vient se poser sur son épée courte mais ne fait rien d'autre. Le sortilège de Tara fait effet et lui aussi s'allonge pour s'endormir. Tara pousse un soupir de soulagement et sourit à son ami gnome.

- Merci pour la diversion, Farlinn.

Le petit gnome bombe le torse de fierté.

- Mais de rien !

A suivre...
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MessageSujet: Re: Les enfants d'Eauprofonde : L'affaire Augustos Ombrargent.   Jeu 28 Avr - 3:10

Brann et Meilil se faufilent derrière les huttes aussi discrètement qu'ils le peuvent. Ils aperçoivent de l'autre côté Goronn et Imizaëlle qui font la même chose qu'eux. Le petit garçon croise le regard de son ami semi-orque et en profite pour lui désigner le chef gobelin. Goronn comprend ce que veut Brann et acquiesce. Il plaque sa main sur Imizaëlle afin de l'arrêter et lui montre, à son tour, le chef gobelin avant de lui montrer son épée courte. La petite semi-elfe comprend que leur but est de s'attaquer au chef des gobelins. Elle grimace mais approuve d'un petit signe de tête.

Brann plisse les yeux et observe les deux gobelins absorbés par leur fouille. Il attend quelques secondes puis sans prévenir sort de sa cachette et bondit sur le chef des gobelins. Le premier a voir l'enfant est le second du chef. Il pousse un cri d'alerte et se relève pour saisir son arme. Le cri de son complice fait sursauter le chef brigand qui relève la tête et voit...Le petit semi-orque foncer droit dans le dos de son second, arme au poing. Lui aussi se redresse aussi vite qu'il le peut en jurant.

La lame de Brann vient heurter violemment le dos du chef gobelin. Hélas, elle se heurte à la dureté d'une pièce de métal qui recouvre une partie de son armure. Goronn n'a pas plus de chance et rate de peu le second qui réussit au dernier moment à faire un bond de côté pour éviter l'attaque.

Meilil semble avoir Tymora de son côté et d'un mouvement rapide, elle passe l'armure de son adversaire et déchire les chairs de ce dernier au niveau du flanc droit. Le gobelinoïde hurle de douleur avant de se retourner pour embrocher la petite génasi d'air. L'enfant anticipe le geste de la brute et se baisse pour éviter le coup, in extrémis. La lame passe si prêt de sa tête qu'elle coupe quelques mèches de ses cheveux.

De son côté, Imizaëlle plonge en avant pour frapper le second gobelin mais ce dernier réussit à parer son coup. La petite semi-elfe sent la peur lui vriller les tripes lorsqu'elle voit son adversaire brandir son épée courte pour la frapper. Elle tente maladroitement de parer, à son tour, le coup mais n'a pas suffisamment de force pour cela. L'attaque la blesse au bras gauche et la douleur manque de la faire s'évanouir. Elle pousse un cri de souffrance autant que de frayeur.

De l'autre côté du campement, Farlinn profite du sommeil dans lequel sont plongés les gobelins pour les désarmés. Il donne l'une des deux épées courtes qu'il vient de récupérer à Tara et garde l'autre. Ni lui ni la petite halfeline ne savent s'en servir mais si les deux brigands se réveillent, ils pourront les tenir en respect et donner l'illusion de savoir ce qu'ils font...Du moins le petit gnome l'espère t-il.

Pendant ce temps, Brann attaque à nouveau le chef gobelin, tentant de le toucher au cou. Meilil opte, de son côté, pour l'arrière de la jambe du malandrin. La lame du petit garçon touche sa cible et s'enfonce profondément dans le cou de son adversaire, finissant sa course contre les cervicales de ce dernier. Le sang gicle et éclabousse l'enfant copieusement. La petite génasi d'air rate à moitié son attaque et ne fait qu'érafler la peau du chef gobelin. Qu'importe, le coup que lui a porté Brann est mortel et le brigand tombe à genoux avant de s'effondrer complètement sur le sol, mort.

Furieux de voir qu'Imizaëlle a été blessée, Goronn utilise sa colère pour frapper le gobelin avec plus de force. Sa lame trouve un chemin à travers l'armure de son adversaire et transperce le cœur de ce dernier. Le gobelin se met à gargouiller et du sang lui sort de la bouche. Il tente encore de faire un pas vers le semi-orque mais ne fait que s'embrocher un peu plus sur le fil de son épée courte. derrière lui, Imizaëlle en profite pour plonger son arme improvisée dans son crâne, terminant ainsi l’œuvre de Goronn. Le second s'écroule, mort.

C'est à ce moment-là que les deux hommes du guet font irruption dans la pièce. Immédiatement, ils s'annoncent et déclinent leur identité afin de rassurer les enfants. Ils s'occupent d'abord de ficeler les deux gobelins survivants, profitant du fait qu'ils se trouvent un peu hébétés en sortant de leur petite sieste magique. Ensuite, ils s'approchent de l'endroit où gisent les corps des deux autres gobelins et écoutent les gamins leur conter ce qui s'est passé. Pendant qu'ils racontent leur périple depuis le début, Tara s'occupe de soigner la blessure d'Imizaëlle.

Les deux hommes du guet restent impressionnés par ce que ce petit groupe de bambins justiciers a réussit à faire. Ils se regardent l'un l'autre en souriant avant de se mettre à fouiller les lieux. Ils n'ont guère de mal à comprendre le fin mot de cette affaire : La bande de gobelins remontait à la surface pour voler ses victimes avant de revenir avec leur larcin dans leur antre. Ils triaient ce qui pouvait être revendus à un receleur et jetaient le reste. Augustos aura été le témoin malheureux d'une de leur rapine et ils l'auront poursuivi et tué pour l'empêcher de parler.

Les deux adultes emmènent les enfants avec eux au poste de guet afin qu'ils témoignent devant le sergent Alrinn Forgelame. Ce dernier ouvre des yeux ronds en entendant l'histoire que lui raconte les bambins. Régulièrement pendant le récit des enfants, il interroge du regard ses deux hommes qui hochent la tête pour corroborer les dires des petits. A la fin du compte-rendu, il fronce les sourcils et congédie les enfants après les avoir exhorter à se montrer moins téméraires à l'avenir.

Une fois ces derniers hors de portée d'entendre ce qui se dit, le sergent affiche un sourire amusé et fixe son regard gris clair sur ses hommes avant de leur dire.

- Je crois que nous n'avons pas fini d'entendre parler de cette petite compagnie-là. Ces gamins me semblent plutôt dégourdis et s'ils survivent aux péripéties dans lesquelles ils ne manqueront pas de se fourrer, ils pourraient faire, plus tard, de fameuses recrues pour le guet de la cité !

Les deux subalternes acquiescent, persuadés, comme leur sergent, que ces enfants feront d'excellents éléments lorsqu'ils seront en âge d'intégrer le guet de la cité d'Eauprofonde. En attendant, les trois hommes pensent tous la même chose : combien de temps faudra t-il avant qu'ils ne revoient les frimousses de ces six garnements lors d'une de leurs enquêtes ? Certainement pas beaucoup, à n'en pas douter...


Fin de la première aventure des enfants d'Eauprofonde.





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